La 7ème édition du London Design Festival vient de prendre fin. Au vu de la richesse de son programme et de l’affluence du public, il y a fort à parier que les seuls échecs à dénombrer soient ceux qui ont rythmé Trafalgar Square !
En effet, en marge des centaines d’événements, salons, expositions et conférences disséminés dans la capitale britannique, se déroulait une drôle de partie… Le maître de jeu ? Jaime Hayón. Depuis quelques années, le style détonnant de ses créations déclenchait l’enthousiasme, mais à Londres, il a tout simplement bluffé… Le designer espagnol a en effet mis en scène un jeu d’échecs géant pour réinterpréter la bataille de Trafalgar ! De chanceux amateurs ont ainsi eu le loisir peu banal de faire évoluer des pièces en céramiques hautes de deux mètres sur une mosaïque de tesselles de verre.

Tours, cavaliers, fous et consorts, inspirés par le patrimoine architectural londonien,
ont emprunté leurs formes aux bâtiments emblématiques de la capitale
Cette manifestation-phare, un peu mégalo, ludique et totalement insolite, nous offre l’occasion de nous attarder un peu sur son créateur et son œuvre. Devenu en quelques années la coqueluche du design, Jaime Hayon est un ovni qui revendique haut et fort sa singularité. « Je ne fonctionne qu’au plaisir », explique-t-il. C’est qu’il fait fi de tous les codes, l’Espagnol, flirtant avec le kitsh, usant de la couleur avec piquant, mélangeant les genres avec audace ! Insatiable touche-à-tout, il passe d’un terrain de jeux à l’autre de façon totalement décomplexée : figurines en céramique pour Lladro, chaussures flashy pour Camper, objets en cristal pour Baccarat, mobilier de salle de bain Artquitecht… Ses œuvres fantaisistes fascinent ou agacent, mais une chose est certaine : ces pieds-de-nez à l’uniformisation ambiante ne peuvent laisser de marbre. A vous de juger…












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Fantaisiste à souhait, on aime , on dévore Jaime Hayon !